Confidences d’un bouleau

Une réflexion sur le temps qui passe
Texte Lisalice

 

Ils étaient deux. Deux vieux bouleaux blancs dominant la berge au-dessus du lac. Ils cohabitaient depuis des décennies, craquant au vent, mêlant leurs écorces effeuillées, résistant aux épreuves des saisons.

Bouleau, Photographie, Vision Poétique, Cicatrice
Confidences d’un bouleau – Cicatrice en bandoulière,

Crédit Lise Lussier

Puis l’aîné, le plus fragile, vécut son dernier hiver. Cassant l’une après l’autre ses branches, il tomba sans résister sous les attaques du bourreau.
L’autre, encore solide, s’imposa à moi. La première image que j’ai voulu croquer fut ce petit oiseau parfaitement constitué de pelures d’écorce blanche suspendu à son tronc par une lisière ténue qui dansait au vent léger. Un vrai poème de petit oiseau! J’étais fascinée par ses arabesques et c’est par lui que j’entamai un dialogue visuel avec mon cher bouleau.

Ma lentille devenait de plus en plus perspicace à déceler les confidences de cet arbre qui avait tant à dire. De l’élan de ses branches se découpant sur le ciel aux cicatrices du temps gravées sur son tronc descendant jusqu’aux racines, je découvrais un microcosme de secrets insoupçonnés.

De ma collection de photos, parcelles d’amour de ce même bouleau, j’ai retenu les images les plus révélatrices du message de cet arbre majestueux et bavard.

Je vous révèle indiscrètement ma perception des confidences de mon bouleau à travers les traces de son parcours stationnaire.

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